Pierre Digan et Pénélope, Jean Linard et Christophe, Anne Kjaersgaard,
Jean-Pierre Turpin, Barbara Delfosse. La Borne 1960-65 (paru dans le magazine
Elle)
La
formation de Pierre Digan (1941) commence à l'école des arts
appliqués de Beaune. Il se retrouve à la Brone en 1960, après
avoir travaillé dans différents ateliers de poterie du Midi
de la France.
En 1966, Barbara Delfosse et lui sont lauréats de la Fondation de la
Vocation pour leurs travaux de poteries "guillochées". Pierre
Digan créer également des éléments modulaires
pouvant couvrir de très grandes surfaces, dans la perspective d'une
intégration à l'architecture. Ses échantillonnages de
pavements de sols ou de murs et ses claustras sont présentés
à l'époque en permanence devant son atelier. Le grè y
est employé sous deux aspects émaillé brillant ou mat
aux tonalités variées (blanc, gris-bleu, miel, ocre-orange,
rosé...). Il crée des motifs avec des briques ou des pots empilés,
des décors en ronde-bosse, engrilles, damiers ou losanges, cônes
rangés tête-bêche, toujours dans un esprit de géométrie
et de jeux d'ombres et de lumières. L'une des activités les
plus notables de l'atelier Digan-Stedman au début des années
soixante dix, sera l'enseignement par les stages: ils pouvaient ainsi organiser
plus de soixante stages par an.
Un grand atelier avait été construit à l'intention des
amateurs et futurs potiers.
Pierre
Digan. Services à café, à thé, à liqueur,
soupières et tasses, etc. Extrait du catalogue de production. Années
1970

Pierre
Digan
Un
atelier de 50 personnes à la Borne.
Pierre
Digan est né en 1941. Après avoir suivi l'enseignement de l'Ecole
des Arts Appliqués de Beaune, il s'installe en 1960 à la Borne.
Ses modèles de vaisselle en grès datent de 1967 de sa collaboration
avec Janet Stedman, Prodigieuse potière, elle puise son inspiration
dans la poterie médiévale anglaise. Les pièce sont montées
au tour, sans tournassage puis ansées. Les différentes étapes
de la fabrication sont réduites au maximum dans un souci de rentabilité
commerciale. Etendue sur 1500 m2, l'entreprise de Pierre Digan est la plus
grande du genre dans les années 73 et 79.
Elle emploie jusqu'à cinquante personnes, de la préparation
de la terre à l'expédition des produits aux Etats-Unis et au
Japon. Deux cents assiettes sont calibrées chaque jours. Toutes les
semaines un four à bois cuit au sel 7 m3 de marchandise et deux fours
à gaz assurent 9 et 12 m3 de cuisson. Le succès s'affirmeen
France (70% des ventes) mais également à l'étranger (Allemagne,
Belgique, Suisse, Suède, Etats Unis, Japon). En 1979 les ventes chutent
de 50%, Pierre Digan n'insiste pas. Les ateliers et les modèles sont
repris par Guy Baudat qui poursuit cette collection parallèlement à
sa propre production. Ce transfert correspond au déclin général
de l'attrait pour la vaisselle en grès.